Pour les amateurs de viande : le 불고기 « Bulgogi »

Translitération que l'on prononce comme « Boulgogui », littéralement « viande au feu », dixit Wikipedia. Aussi appellé « Barbecue Coréen », ce truc regroupe en fait deux choses sous un même nom.

La première est un barbecue, ou plutôt un genre de pierrade vue la technique de cuisson de la viande. Les restaurants spécialisés ont des trucs intégrés dans la table, avec des « aspirateurs à fumée » : des grosses trompes aspirantes qui viennent finir à quelques dizaines de centimètres au-dessus de la table, ce qui donne un aspect assez spécial à la salle... Les autres restaurants ont des réchauds portables à gaz.

C'est l'un des rares moyens de manger de la viande « intacte » en Corée (viande qui n'a ni été panée, ni hachée / recomposée), bien qu'elle soit coupée en petits morceaux afin d'être mangeable avec des baguettes (aux ciseaux à la fin de la cuisson dans le restaurant de l'autre jour).

On peut trouver du Bulgogi sous cette forme en France, mais souvent dans les restaurants japonais (vu le nombre de restaurants coréens en France, de toutes façons...)

L'autre chose est ce qu'on pourrait appeller « le Bulgogi du jour où on a pas de réchaud » : on coupe la viande en bouts très fins, et on fait un genre de soupe avec. C'est bon aussi, sauf que ça a tendance à être un prétexte pour utiliser les morceaux moins présentables de la viande, ou ceux trop petits pour en faire autre chose... Faut pas trop loucher sur ce qu'on prends, on risque d'avoir des surprises.

Deux trucs à savoir avant de manger ça :

  • Le bœuf en Corée est cher, à cause des taxes énormes à l'importation. Hors la Corée produit très peu de bœuf.
  • Le « porc mariné épicé » est vraiment épicé. C'est pas une blague. À tel point que ce serait n'importe quoi d'autre épicé, on sentirait pas la différence. On sent pas non plus la différence avec les autres aliments mangés pendant une heure après.

Une petite photo piquée à Wikipedia :


Pour les végétariens : le 비빔밥 « Bibimbap »

Translitération que l'on prononce comme... « Bibimbap ». Eh non, y'a pas de piège ! Bon, si vous voulez, tous les « b » et les « p » du mot sont en fait la même lettre, qu'on peut prononcer « b » ou « p », vu que c'est la même chose en coréen.

C'est le concept de « salade de riz » coréen, mais en mieux. Dans un grand bol, on mets des tas de légumes plus ou moins identifiés (dont la moitié ne doit pas avoir de nom français), des champigons, du piment, du riz et un œuf. On mélange le tout, et on mange. En fait, y'a trois moyens de faire ça :

  1. Le bibimbap froid : les légumes sont froid, le riz chaud ou tiède. C'est pas bon.
  2. Le bibimbap tiède : Les légumes sont réchauffés, le riz est chaud. Ça se mange bien.
  3. Le bibimbap brûlant : Tout est mit froid dans un bol, généralement en fonte, qui est mis à chauffer. Et quand je dis « chauffer », ça implique (en cafétéria) une grille en fer avec des flammes de plusieurs centimètres qui dépassent, une grosse pince pour récupérer le truc et un support spécifique en bois pour ne pas faire instantanément fondre le plateau en posant le bol dessus. Là, le riz grille et les légumes cuisent, et c'est délicieux.

C'est juste un peu dangereux comme plat, vu que la fonte, ça pèse des tonnes et ça garde bien la chaleur. Inutile d'attendre que ça refroidisse, puisqu'il est toujours possible de se brûler avec le bol à la fin du repas... Pourtant il n'y a pas l'air d'avoir d'accidents ! Je suis pas certain qu'on puisse servir ça dans un restaurant en France, vu les législations qu'on a...

Ce truc est le plat préféré d'une bonne partie de la population coréenne.

Encore une photo piquée à Wikipedia (avec un contre-exemple pour le bol). Faut imaginer que le truc fait un bruit genre « krchchchchckchchkch » de légumes qui cuisent.