Bienvenue chez les Bisounours !
Par SpaceFox le vendredi 26 septembre 2008, 17:45 - La Corée - Lien permanent
Où l'on est gentil. Vraiement. Un peu trop, parfois, d'ailleurs...
Stop ! Si vous de connaissez pas « Les Bisounours », il faut que vous lisiez ceci, cela et éventuellement pour les anglophones, que vous alliez voir cette galerie de présentation, afin de bien vous rendre compte de l'étendue des dégâts. Les noms sont particulièrement explicite.
C'est fait ? Bien, on peut continuer.
Une des choses les plus étranges avec la Corée, c'est que c'est un vrai pays de Bisounours ! Tout le monde est gentil ! Personne ne fait la moindre mauvaise action, à tel point qu'on se demande si les Coréens sont capables d'une mauvaise pensée !
Quelques exemples en vrac :
Ici, quand on va à la cafétéria, y'a une étagère pour y poser les sacs. Tout le monde y pose son sac. Le sac en question peut contenir le dernier baladeur MP3 super cher, un ordinateur portable, un protefeuille en évidence, on est certain de le retrouver au même endroit, tel qu'on l'a laissé. Même si on l'oubliet qu'on vient le chercher le lendemain.
Ici, quand on oublie un objet de valeur (appareil photo, ...) dans un lieu public (cinéma, etc.), il suffit de revenir le chercher : soit il est à la même place, soit il a été donné au gérant.
Ici, quand on va dans un bureau de l'administration pour demander un renseignement totalement hors de propos (comme l'emplacement d'un bâtiment dont le nom n'est disponible qu'en Coréen), non seulement on a le renseignement, mais en plus on a de forts risques que la moitié du bureau se mobilise pour l'obtenir. Ceci à un tel point qu'on évite de demander quoi que ce soit : la dernière fois, pour vérifier si un cours était annulé ou déplacé ailleurs, deux étudiants étrangers (moi et un vietnamien), deux personnes se sont mobilisées et en on appelé trois autres...
Loi de survie n°1 dans l'administration coréenne : ne demandez un renseignement que si vous ne pouvez pas faire autrement, car il y a toujours un risque de déclencher une guerre mondiale par cette simple demande...
Ici, quand on se plante de nom et qu'on tombe par erreur sur un professeur qui parle français, on se fait inviter, offrir des stages de pointe et tout... (c'est arrivé à des amis !)
Ici, on colle des bouts de mousse sur les portières pour éviter rayer sa voiture et celle du voisin.
Ici, on peut oublier sa monnaie dans le distributeur, elle y sera encore plusieurs heures plus tard. Mieux, on peut oublier de se rendre la monnaie - c'est pas automatique - sans que les gens se paient des trucs avec.
Bref, un vrai pays de Bisounours, qu'on vous dit ! Si j'ai d'autres idées, j'en rajouterai.
PS : « les coréens n'ont pas de mauvaises pensées » est faux. À l'English Club - dont je vous parlerai un de ces jours - l'un des thèmes était « que feriez vous si vous étiez invisible / Dieu / ... ». Ben, c'était pas glorieux...





Commentaires
Ben je vais encore radoter...Mais c'est un peu pareil au Japon : tu peux laisser tomber ton portefeuille dans la rue, tu es certain de le retrouver au poste de police le plus proche et avec tout dedans. D'ailleurs au Japon celà ne me dérangeait pas de laisser mon vélo n'importe ou sans avoir peur de ne pas le retrouver le soir, voir même de le laisser sans attache le temps d'une course ou deux.
Bref, ça doit être dans la mentalité du coin, et d'ailleurs moi perso je trouve celà pas plus mal cette honnêteté, c'est pas tellement la Corée ou le Japon qui sont les pays des bisounours, c'est juste qu'en France (et dans d'autres pays d'ailleurs) les gens sont pas très honnêtes à ce niveau là.
C'est qu'aussi, en France nous avons tellement mauvais esprit !
Un ami s'étonnait du même phénomène à Vancouver (assez peuplée d'Asiatiques, mais tout de même)(enfin nous n'avons pas observé un tel niveau dans le bisounoursisme)
Peut-être aussi, si on généralise un peu le règlement de tes dortoirs, que leur système est tellement répressif que t'as plutôt intérêt à te tenir à carreau... A voir.
Oui bon, tout blanc, ça m'étonnerai.
J'ai déjà vu des pays ou je pensais que tout le monde était bizounours. Après j'ai vu des reportages sur ces pays, et j'ai vu qu'ils avaient des problèmes comme tout le monde. Certes, à échelle souvent différente et parfois de catégories quand même, mais tout n'est pas blanc quand même.