Or donc, j'étais au dessus de la Sibérie. Ce qui n'a pas duré, on a fini par attérir.

Là, première réflexion : c'est propre !

Deuxième réflexion : c'est silencieux ! Personne ne parle, ça fait bizarre par rapport aux aéroports de Paris ou Frankfort, ou même par rapport à l'avion (c'est pas super bien isolé un avion, c'est bruyant comme moyen de transport. Comme presque tous les autres à moteur en fait).

Troisième réflexion : il fait chaud et humide. La Corée, c'est un climat à tendance subtropicale en été ; et la météo de weather.com était légèrement optimistes sur les températures. Au lieu des 20°C clairs annoncés, il fait 24°C avec des nuages et une humidité atroce...

Bon, on commence par le contrôle d'immigration : facile quand on a un visa en règle, mais ils auraient pu embaucher des types qui connaissent plus de 2 mots en anglais... Ensuite, c'est les douanes. Là, ça devient franchement drôle : ils font remplir un papier dans l'avion sur ce qu'on a à déclarer, et ils regardent ce qu'il y a marqué sur le papier. Si on a mis "rien à déclaré", on sort comme ça (pas de rayons X, juste deux gardes qui regardent passer les gens). Sinon, on va s'expliquer soi-même avec les douaniers.

J'en déduis que si on a réussi à rentrer des trucs dans l'avion, c'est facile de les sortir : il suffit de pas le dire. Bon, la drogue, les explosifs, la nourriture doivent être sentis par les chiens, mais y'a aussi des taxes pour des trucs moins facile à vérifier en regardant passer les gens (importation de plus de 10000 $, contrefaçons)...

Petit apparté sur la nourriture : on importe pas de nourriture en soute en Corée. Y'a un type qui a fait ça, sa valise (à coque dure) a été "verrouillée" avec des attaches métalliques vissées, et un énorme avertissement a été vissé sur le côté, comme quoi il fallait qu'il aille s'expliquer avec les autorités. Ca doit être un problème de peur des virus ou importations de maladies : la première chose sur laquelle on marche en sortant du tube relié à l'avion, c'est une série de trois énormes tapis imprégnés anti-bactériens...

"Bienvenue à vous mais pas à vos microbes !"

Ils ont aussi des quarantaines, y compris une pour les plantes !

Bref, il faut changer des sous, je l'avais pas fait en France vu la tronche du taux de change (1300 vente, 2000 achat... un peu violent...), et j'ai bien fait : les bureaux de l'aéroport me les ont changés à 1550 Won pour 1 €, soit presque le taux interbancaire du jour (1605,45 pour 1, soit 3,5 % d'écart contre plus de 20% pour Paris !). Oui, ça fait beaucoup, je reviendrai sur la monnaie coréenne plus tard. Problème : j'ai changé 260 €, et le plus gros billet coréen est de 10 000 Wons (6,23 €)... 43 billets, ça fait gros...

Là, j'esquive les taxis racoleurs et je prends le bus. Un truc à savoir : Aéroport de Séoul/Incheon --> Gare centrale de Séoul, c'est long ! Heureusement que j'avais prévu large, c'est presque une heure de trajet.

Là, je prends le KTX, le TGV coréen (je ferai un "jeu des 7 différences entre leur TGV et le nôtre tellement c'est les mêmes), puis un truc inter-villes omibus au nom imprononçable, très peu cher (3000 Wons, soit même pas 2 €), confortable, mais d'une lenteur inimaginable. A vue de nez, il doit plafonner à 90 km/h en pointe.

Oui, un changement. Y'avais un direct une heure plus tard, sauf que ce direct impliquait de se traîner toute la distance en train lent... 5h de trajet contre 4h pour le KTX + l'autre, changement compris !

Bon, évidemment, le soir devant la gare, à Pohang, y'a plus de bus. Ou alors j'ai pas trouvé l'arrêt, de toutes façon je savais ni la ligne, ni la direction. J'appelle donc un taxi, je tombe sans doute sur le seul de la ville qui sait pas où est "Postech" même avec l'adresse découpée sous les yeux. Il interpelle une amie à lui qui passait par là, et m'amène à bon port : Enfin arrivé !