Les administrations : leurs joies, leurs déboires...
Par SpaceFox le lundi 24 mars 2008, 23:51 - Avant de partir... - Lien permanent
Où l'on découvre les joies des procédures administratives de départ à l'étranger, et ce qu'elles ont de bizarre. Après avoir découvert que l'on peut être procédurier et néanmoins sympatique, votre renard favori découvre que l'Administration peut être tout aussi compliquée et incompréhensible à 9 000 km de chez soi que dans son propre pays, ce qui n'est pas peu dire...
La logique de la procédure de départ à l'étranger paraît, à priori, assez simple :
- On fait un dossier de pré-inscription
- Le Service de Départ à l'Étranger réunit tous les dossiers, regarde les destinations disponibles, les dossiers des quémandeurs, et propose une destination de départ (ou refuse le départ en cas de mauvais résultats).
- On fait valider une fiche de choix d'UVs, pour être certain qu'on puisse avoir les équivalences en revenant.
- On remplit le dossier de l'université choisie.
- Si l'université étrangère accepte, on part. Mais comme le service de départ à l'étranger a déjà fait le tri, on est à peu près certains que l'université accepte.
Mais évidemment, ça, c'est la théorie. Dans la pratique, c'est « légèrement » différent :
La première étape est bidon, faut juste se renseigner un peu.
La seconde étape ne dépend absolument pas du candidat - enfin, pas immédiatement. Disons que pour avoir la destination qu'on veut, il faut :
- Ne pas demander une destination trop courue (la Corée, ça va, bien qu'ils envoient pas mal de monde cette année).
- Être à jour dans son profil d'UVs. En cas « d'égalité », c'est le meilleur qui a le choix (logique).
- Approcher de la fin des études : comme les étudiants en fin d'étude n'auront plus d'autre opportunités, ils sont prioritaires sur les destinations qu'ils demandent - à condition que leur dossier soit acceptable.
Autant dire qu'un étudiant qui vient d'arriver, qui a des notes pas terribles et qui veut aller en Finlande (destination avec environ 40 demandes pour 25 places, ce qui est déjà énorme), il n'a aucune chance d'y arriver.
Bon, vu que je réunissait les trois points, ça n'a pas été trop difficile pour moi...
Le vrai problème est le troisième point :
Il faut remplir un « learning agreement », avec le choix des UVs.
Pour remplir ce « learning agreement », il faut l'accord du responsable de la branche à l'UTT.
Mais, en GSIT (ma branche, donc), il faut pour pouvoir remplir ce « learning agreement », suivre une procédure interne, qui impose d'avoir le descriptif des UVs choisies. Ce détail à son importance.
Pour faire un choix d'UVs, il faut aller voir sur le site de l'université d'accueil (version anglaise). C'est un peu le bazar, vu que chaque « branche » a son sous-site, mais au final on trouve les UVs qui existent. Enfin, celles qui ont été enseignées en automne 2007, il faut espérer qu'elles seront reconduites l'année suivante.
Premier problème : dans ces UVs, lesquelles sont enseignées en anglais, et quels sont les descriptifs - il n'y en a aucun sur aucun site ?
Bon, renseignement pris (systématiquement via le service de départ à l'étranger, on a pas le droit de contacter les universités étrangères nous-mêmes), je récupère une liste desdites UVs... sans les descriptifs.
Pas grave, on redemande les descriptifs, et plus d'informations sur d'autres branches.
Évidemment, l'administration coréenne n'a rien compris : je n'ai pas la moitié des descriptifs voulus, j'apprends (heureusement !) que d'autres UVs que celles indiquées sont enseignées en anglais. Mais j'apprends que certaines UVs du fichier n'ont lieu qu'une fois, et que par conséquent elles n'existeront plus quand j'arriverai. Ça me fait une belle jambe : je le fais comment, moi, mon choix ?
Donc, re-contact de POSTECH... en espérant qu'ils comprennent cette fois. Ah oui, parce que le Learning Agreement est à rendre pour le 1er avril, donc la semaine prochaine...
Il faut ajouter à ça :
- Que les responsables du service international sont aimables, prêtes à aider, mais inflexibles sur les procédures. Heureusement, dans mon cas, elles le sont sur le délais.
- Que la Corée a 8 heures d'avance sur nous (7 en été), et que donc, quand on leur envoie un mail (pendant les horaires de bureau), c'est déjà le lendemain chez eux... ça n'arrange pas les délais, surtout quand on envoie des mails le vendredi avant pâques !
Donc voilà, confronté aux viles procédures administratives simultanées de deux pays, je ne désespère pas encore d'avoir des renseignements utiles à temps...





Commentaires
'Tain, ils se font pas chier au moins ! Ôo
Bonne chance, j'espère pour toi qu'il n'y aura pas de problèmes...